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Chansons autour de la mer
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Jean Tenenbaum, alias Jean
Ferrat, est un parolier, musicien et chanteur français, né le 26
décembre 1930 à Vaucresson et mort le 13 mars 2010 à Aubenas.
Cadet
d’une fratrie de quatre enfants, il vit une enfance modeste aux côtés
d’un père joaillier et d’une mère fleuriste.
Lorsque la seconde guerre mondiale éclate, le père de Jean Ferrat est
déporté.
Contraint de subvenir aux besoins de la famille, l’adolescent quitte
l’école pour travailler.
Dans les années 50, il intègre une troupe de théâtre et réalise ses
premières chansons. Passionné de poésie, il s’inspire des œuvres
d’Aragon pour écrire ses musiques. Sa première composition « Les yeux
d’Elsa », paru en 1956, sera interprétée par Jean Claveau, un chanteur
très populaire à cette époque.
En 1958, il enregistre un premier 45 tours et fait la rencontre de
Christine Sèvres, une jeune interprète, qui deviendra bientôt son
épouse.
En 1959, il connaît son premier succès avec le titre « Ma môme ». Deux ans
plus tard, il est engagé pour accompagner, pendant six mois, la
chanteuse Zizi Jeanmaire, sur la scène de l’Alhambra.
En 1962, il publie un nouveau disque et reçoit, à cette occasion, de
nombreuses distinctions : Prix de la SACEM, prix de la société des
auteurs et prix de l’Académie nationale du disque. La même année, il
enregistre l’album « Nuit et brouillard », dans lequel il évoque la
déportation. La qualité de cet opus lui vaudra le prix de l’Académie
Charles Cros.
En 1967, de retour d’un long voyage à Cuba, l’artiste publie un album,
riche d’influences musicales nouvelles, dont seront extraits les titres
« Santiago » et « Guerillos ».
En 1971, il enregistre le célèbre album « Ferrat chante Aragon » et
chante, dans la foulée, le titre « Aimer à en perdre la raison », l’un
de ses plus grands succès. Reconnu et apprécié dans le monde, Jean
Ferrat se produira, cette année-là, douze jours sur la scène du Palais
des sports avant d’entamer une tournée en Europe, Afrique du Nord et au
Canada.
Lassé de cette vie de saltimbanque, il choisira, l’année suivante, de
mettre un terme à sa carrière. En octobre 1972, Jean Ferrat offre, à son
public, un ultime récital, sur la scène du Palais des sports.
En 1975, au terme de quatre années sabbatiques, Jean Ferrat fait son
retour sur scène, avec l’album « La femme est l’avenir de l’homme ».
Ecoulé à 500 000 exemplaires, cet opus lui offrira une nouvelle
reconnaissance de ses pairs et du public.
À la fin des années 80, l’artiste choisit de réenregistrer l’essentiel de
ses cent treize compositions pour sauvegarder toutes les bandes. En
1980, la publication de l’intégrale de ses titres en douze volumes lui
vaudra le « Diamant de l’année » pour l’ensemble de son œuvre. À 44 ans,
il enregistre également « Le Bilan », un album intimiste, fruit d’une
maturité artistique et personnelle.
En 1981, déchiré par la disparition de son épouse Christine Sèvres, Jean
Ferrat fuit la scène puis réapparaît, en 1985, avec un album poignant
baptisé « Je ne suis qu’un cri ».
En 1990, la SACEM lui remet sa médaille d’or. L’année suivante, il réalise
un album engagé baptisé « Dans la jungle ou dans le Zoo ». Ce titre
métaphorique compare la société capitaliste à une jungle et le
communisme à un zoo…
En 1991, il publie une intégrale qui fait état de ses créations entre 1961
et 1991. Disque de platine, cet album s’exporte également au Canada où
il entamera une longue tournée.
Depuis 1995, date à laquelle fut rééditée l’intégrale « Ferrat Aragon »,
l'artiste n'avait plus donné de nouvelles. Mais en 2002, il publie «
Ferrat en scène », un album acoustique, florilège de ses plus grands
succès enregistrés sur scène, en 1991.
Cet artiste très populaire, bien
que largement diffusé par les postes périphériques, est rarement passé sur
les écrans de la télévision. Il accuse le système commercial qui
fait passer les considérations financières avant la chance donnée aux
artistes créatifs. Publiant des lettres ouvertes aux différents acteurs de
la vie culturelle, présidents de chaînes, ministres, il dénonce une
programmation qui selon lui, privilégie les chansons "commerciales" aux
créatifs.
Il a été membre du comité de
parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de
paix et de non-violence.
Discographie
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Les mercenaires - 1958
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Deux enfants au soleil - 1961
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Nuit et brouillard - 1963
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La montagne - 1964
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Potemkine - 1965
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Maria - 1966
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A Santiago - 1967
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10 grandes chansons de Jean
Ferrat - 1968
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Ma France - 1969
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Camarade - 1970
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Aimer à perdre la raison - 1971
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Ferrat chante Aragon - 1971
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A moi l'Afrique - 1972
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Le femme est l'avenir de l'homme
- 1975
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Les instants volés - 1979
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Ferrat 80 - 1980
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Je ne suis qu'un cri - 1985
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Dans la jungle ou dans le zoo -
1991
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Ferrat 95 - 1994
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Ferrat en scène - 2002
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